Né à Lausanne, Ramuz qui aime les paradoxes se dit volontiers "Savoyard". Mais il reprend avec ostentation le titre de "Vaudois" pour écrire ses souvenirs sur Paris, où il aura séjourné - à partir de 1900, et avec de nombreux retours au pays - pendant près de quatorze années...
"Mais qu'est-ce que c'est que la littérature? qu'est-ce que c'est que la langue? qu'est-ce que c'est que les règles? qu'est-ce que c'est en définitive que cette fameuse pureté? Voilà les questions que se posait le petit Vaudois dans sa mansarde, mais s'il se les posait, c'était à l'occasion de Paris, parce qu'il était à Paris, et que lui-même n'en était pas. C'était un premier essai d'indépendance."
Paris, Notes d'un Vaudois (1938).
En 2005, les éditions Gallimard ont publié ses romans dans la Bibliothèque de la Pléiade: les deux membres français de l'équipe (Christian Morzewski et Jean-Louis Pierre) appartiennent à notre association. Mais ce grand écrivain du XXe siècle demeure encore méconnu, et son style trop souvent l'objet de préjugés...
La question posée en 1926*, "Pour ou contre C. F. Ramuz?",
n'est, hélas, pas tout à fait dépassée,
et, si vous le désirez, notre association espère éclairer votre choix,
avec ses spécialistes, ses passionnés, ou tout simplement ses lecteurs!
* In Cahiers de la Quinzaine, à l'initiative d'Henry Poulaille.